"Le blog d'une Mamie

A petits mots, à petits pas

27 mars 2009

    couleur_verte

    La couleur verte est -elle la couleur de l'espoir

.....Je ne pense pas être superstitieuse quoique....j'hésite lorsque je me trouve face à une échelle. Je n'aime pas passer dessous, pourquoi? celà porte malheur dit-on. Je n'en connais pas l'origine, à part le risque de recevoir un pot de peinture sur la tête, une planche, ou un marteau...que risque t-on?
  Mes parents lorsqu'ils entamaient une " miche" de pain traçaient rapidement avec le couteau une petite croix sur le dessus. Il y a plusieurs explications à cette croyance, mais aujourd'hui je ne veux pas faire trop long.
  Je parle de la couleur verte, et...de ma bicyclette, mes autres catastrophes lorsque cette couleur était dans mon sillage, seront pour la prochaine fois.
......Qu'elle était belle ma bicyclette....neuve...verte...oui! ma couleur maudite, et pourtant j'ai toujours été attiré par cette nuance. Elle étincelait dans chaque rayon de roue, j'aimais son petit bruit métallique lorsque je pédalais, un petit bruit de neuf. Ce bonheur intense j'en ai profité ...trois jours, trois jours de joie, trois jours de fierté d'avoir réalisé mon rêve, une bicyclette neuve même ....si elle n'était pas encore payée.
  Ce soir là; 5 minutes d'inconscience, et ma petite étincelle s'envole...Dix heure du soir, je quitte mon travail...je fais des heures supplémentaires pour payer cette bicyclette. C'est la fête du quartier, pas question d'y assister, je suis bien trop fatiguée, je rentre à la maison...non pas tout à fait, je fais un détour par la fête. Je pose ma bicyclette contre une barrière, je demande au gars de l'entrée du bal la permission de rentrer 5 minutes pour parler avec mon amie, elle s'amuse, danse. Il permet, me fait confiance d'autant plus que je suis habillée avec ma blouse blanche de travail...Juré, je n'ai pas mis plus longtemps. Je quitte le bal, avec un pincement au cœur, la musique est en moi. Je me dirige vers la sortie, vers la barrière ou j'ai posé mon engin. Des tas de bicyclettes sont posées en vrac, sans antivol...Mais la mienne ne s'y trouve plus....Ce n'est pas possible, on m'a fait une blague, je cherche, pas de bicyclette.
   .....Je suis rentrée à pied à la maison, je pleurais. Mes parents n'ont rien dit de désagréable, simplement " Il ne te reste que tes jambes pour partir travailler" a dit mon père.
......Par la suite, pendant très longtemps je voyais ma bicyclette partout, Dans ma tête j'avais des éclairs.
      Puis la mère de mon amie, m'a cédé sa vieille, très vieille bicyclette au cadre arrondi, et...oui même à l'époque il y avait une mode dans les bicyclette et...mes 17 ans étaient sensibles.
  Il y a bien sûr une suite à ma petite tragédie, peut être je raconterai un jour. Merci de m'avoir suivi jusqu'ici.

Posté par zibulinette à 09:41 - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mars 2009

    coiffure

      Boucles d'or -  Accroches coeur

Si on en croit leurs noms, frisettes, bouclettes sont des instruments de séduction.
Ainsi au XVIIe siècle les petites boucles plaquées sur la nuque sont appelées " crèves cœur" Un peu plus tard au XIX em siècle l'accroche cœur désigne un favori en croc, puis une boucle.
      
A cette même période on appelle " guiches" des mèches de cheveux frisées plaquées sur le front et les tempes, peut-être en référence au Marquis de Guiche, promoteur de cette coiffure.
   Elles pouvaient aussi avoir donné le verbe " Aguicher" .....La séduction toujours!
    Mais dans ma jeunesse, maman employait le mot " guiche" pour me dire que....j'étais mal peignée " Avec tes guiches qui te tombent sur les yeux"
   Mon Dieu maman, si tu revenais parmi nous tu en aurais à dire, avec toutes ces mèches qui s'envolent de tout coté......Et même ta fille, n'y échappe pas! !  ! toujours des " Guiches"


Posté par zibulinette à 10:17 - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mars 2009

  DSCN1536

      

Lorsque la " maîtresse" nous demandait la profession de nos parents, j'étais fière d'annoncer " mon père est horloger, ma mère repasseuse" A l'époque on disait " lisseuse" Ils aimaient leur métier.
     Aujourd'hui, je parlerai du métier de ma mère et de ma grand-mère. Ce dur métier du travail de l'époque. Le fer à repasser était chauffé sur une " cloche" poêle en fonte, établi en cheminée et chauffée au rouge, pour que les fers s'échauffent rapidement.
    L'été la chaleur était intenable, et le linge n'avait pas l'étiquette " sans repassage" . Les rideaux en voile de coton ou de lin, étaient avant le repassage installés sur des " métiers"  des cadres en bois pour leurs permettre de prendre le bon pli.
   Avant repassage  les cols et les poignets des chemises d'hommes étaient amidonnés, et parfois glacés. Le plastron avec bordure festonnées étaient " tuyautés" avec un ciseau spécial ( voir photo ) C'était un travail long et minutieux.
  Vous souvenez vous des costumes de communiantes, ces superbes robes et voiles blancs, le repassage demandait des heures de travail, elles étaient belles nos communiantes.
Maman avait l'amour du linge, bien plié, dans l'armoire les piles ne dépassaient pas d'un cm.
  Dans ma jeunesse je n'avais pas " mon armoire" mais une étagère dans l'armoire familiale, et.....Maman enlevait elle même mes vêtements, qu'elle déposait sur mon lit.
   Une petite anecdote avant de terminer .....La première année de mon mariage, lorsque j'allais voir maman, elle soulevait ma robe pour voir quelle combinaison je portais. Petit geste naturel qui me faisait sourire.
  Je n'ai jamais entendu maman se plaindre de la chaleur. La " canicule" existait aussi
   A gauche sur la photo, fer pour glacer les cols des chemises d'hommes, ils devenaient raides comme du carton, puis les ciseaux à festonner, tuyauter les plastrons et petits volants de robes.

           Ce matériel m'est précieux, il appartenait à ma grand-mère qui avait sa petite entreprise en 1890


Posté par zibulinette à 11:05 - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

06 mars 2009

impr_vu_2

        L'imprévu

J'adore l'imprévu qui nous " déroutine"  Il fait parti de la vie, il témoigne de la nouveauté, c'est une ouverture positive de l'esprit, c'est un incitation à s'apercevoir que bien des choses restent à découvrir.
....Mais reste l'imprévu désagréable qui nous tombe dessus, alors que nous ne l'attendions pas, bien sûr il nous oblige à positiver pour reprendre le mot à la mode, à connaître ses possibilités pour réagir et faire face.
....Ce genre de situation , je m'en passe volontiers, et je préfère dans ce cas ma petite " routine" organisée...Pas si routine que ça d'ailleurs. Je suis du genre " tracassière" dans mes activités....non l'âge ne m'a pas encore assagit...attendons encore un peu.


Posté par zibulinette à 11:35 - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1